La Polyclinique de la Manche présente ses nouveautés en chirurgie orthopédique

Le 27 Juin 2013

Le jeudi 27 juin était organisé au château d’Agneaux par les Orthopédistes de la clinique une soirée intitulée « quoi de neuf en chirurgie  prothétique ? ». Deux sujets y ont été exposés sur les dernières innovations techniques en prothèse de genou et prothèse de hanche. Une cinquantaine de personnes y ont assisté, il s’agissait de médecins généralistes, de kinésithérapeutes et certains médecins spécialistes (radiologues, orthopédistes) travaillant dans la région de St Lô.

Le premier sujet présenté était la réalisation pour les interventions de prothèses totales de genou de guides de coupes sur mesure. Pour le remplacement de l’articulation du genou dans le cadre de l’arthrose, l’intervention consiste en la mise en place d’une prothèse nécessitant une précision extrême. Lors d’une intervention standard, le chirurgien doit habituellement procéder à l’essentiel des réglages au cours de l’intervention grâce à des instruments spécifiques (appelés ancillaires). Grâce à une imagerie  tridimensionnelle  (IRM ou scanner) environ 1 mois avant l’intervention, le chirurgien reçoit une modélisation informatique du genou permettant de « prévoir » l’essentiel de l’intervention. Lorsque les paramètres et mesures sont validés par le chirurgien, il reçoit des guides de coupes sur mesure que l’on pose sur le genou pendant l’intervention, permettant de préparer la prothèse comme prédéfinit à l’avance. Cette technique, qui est utilisée en pratique courante depuis 2 ans à la polyclinique de la Manche, permet de réduire le temps opératoire (et donc le temps d’anesthésie) et surtout le volume du saignement, puisque de nombreux gestes opératoires ne sont plus nécessaires. Le taux de transfusion est très réduit et la récupération des patients est meilleure. La prothèse est posée de façon plus précise ce qui devrait lui donner une durée de vie plus longue.

L’autre sujet abordé concernait les prothèses totales de hanche, posées dans le cadre d’une arthrose évoluée. La nouveauté ne concerne pas le principe même de la prothèse, ni le matériel en lui-même, mais la façon d’aborder la hanche pour l’intervention. On parle de « voie d’abord chirurgicale ». Ici la voie d’abord est antérieure et mini-invasive. La cicatrice est donc située en avant de la hanche, elle est réduite, mais c’est surtout en profondeur que se fait la différence par rapport aux autres voies d’abord plus répandues (voie postérieure ou latérale). L’avantage principal de cette voie est qu’elle ne nécessite aucune section musculaire. Il n’y a donc aucun risque de mauvaise cicatrisation ou mauvaise récupération du muscle. La reprise de la marche est très rapide, avec beaucoup moins de douleurs, moins de boiterie (donc moins besoin de cannes) et ici aussi les pertes sanguines sont très réduites avec donc très peu de recours à la transfusion. Il n’y a pas non plus de risque de luxation de prothèses, par conséquent aucun geste particulier n’est contre-indiqué après l’intervention. Cette technique, réalisable pour quasiment tous les patients, est une technique particulièrement adaptée pour les sujets jeunes qui veulent reprendre une activité professionnelle rapidement.

Dr LG.Rousseau